Author Archives: Ann Bandle

Le dernier-né des festivals de Megève séduit par sa programmation éclectique


Littérature, musique, films, théâtre, le « Festival Savoy Truffle » bouscule les codes par une programmation originale et multidisciplinaire, mais pas seulement.

A Megève, au cœur de ce village bucolique au pied du Mont-Blanc, le festival rend hommage au patrimoine culturel de toute une région, le Pays de Savoie, et fait la part belle à ses artistes : Renaud Capuçon, originaire de Chambéry, le skieur de l’impossible et rescapé de l’Himalaya Sylvain Saudan, l’harpiste Xavier de Maistre, sans parler du célèbre auteur Eric-Emmanuel Schmitt qui se met volontiers en scène pour « rompre la solitude de l’écrivain… » ou encore la projection de films tels que le Guépard avec Alain Delon, une épopée au temps où le duc de Savoie régnait sur l’Italie.

Il y a trois ans déjà que l’idée du festival a germé dans l’esprit des fondateurs désireux de mettre sur pied un événement singulier de haute qualité. Rien d’autre qu’un savoureux cocktail de plaisirs culturels qui s’adresse à un large public sans oublier les enfants. Tous les soirs, le KidsCorner leur propose des représentations théâtrales, lectures de fables ou ateliers, libérant ainsi leurs parents pour courir d’autres événements.

A noter que c’est du 17 août au 2 septembre 2018 qu’aura lieu la première édition de ce festival baptisé du nom du groupe pop Savoy Truffle, ou en hommage au fameux tube des Beatles de l’année 68… Deux semaines de spectacles en continu, autant divertissants que diversifiés, pour plaire à tous. Le programme publié en ligne promet une fin d’été féerique, à des prix accessibles, une belle prouesse !…

Ann Bandle

Voyage, voyage jusqu’au bout de l’Extrême Orient Russe

La Russie sera l’invitée d’honneur du salon du livre de Paris qui se tiendra du 16 au 19 mars. En avant-première, Damier vous présente son coup de cœur pour « Zimnik, Du Baïkal au Béring » de Diane Slëzkine, aux éditions des carnets de l’Aléatoire.

Vous êtes fan depuis votre enfance de Michel Strogoff, des Cosaques ou du Tour du Monde en quatre vingt jours ? Le Transibérien vous fait rêver ? La cabane en Sibérie de Sylvain Tesson vous a enthousiasmé, nul doute que « Zimmik », le récit de Diane Slëzkine vous enchantera. « Plonger dans le rêve d’un mort n’est pas sans risques. Au début les images t’ennivrent. Suivre des traces, ça aide à démarrer », explique l’auteur, qui entend courir sur les traces d’un certain Loïcq de Lobel. Un aventurier du XIX, dont le nom a depuis sombré dans l’oubli mais dont la romancière entend faire revivre le projet fou : la construction d’un train qui relierait Paris à New-York par le Détroit de Béring.

Un songe, un rêve, une pure folie ? Mais qui au XXIeme fait encore fantasmer des hommes et des femmes aux confins de l’Extrême Orient russe.

Malgré les températures irréelles (-50 degrés), c’est un récit plein de passion et de chaleur, que Diane Slëzkine rapporte de Moscou à ….Verkholïansk, en passant par Jogalovo ou Olekminsk, autant de villes inconnnues de la plupart des mortels et que même Google peine à situer sur la mappemonde.

La chute de l’URSS a quelquefois privé de ressources et d’habitants –« ces farouches citadelles, lointaines héritières de valeureux relais de postes du grand empire tzariste ». Qu’importe, Diane Slëzkine y débusque toujours un directeur d’école, un responsable de musée ou un attachés culturel, diligent. Tous désireux, malgré leur quotidien difficile, de l’aider à retrouver la route de Lobel. Même les enfants de ces mêmes cités ont joué le jeu et pris leurs crayons en offrant à l’écrivain des dessins de voyages en Yacoutie, dans la région de la Tchouckotka et d’Irkoutsk. Autant de contrées, autant de paysages et d’étendues neigeuses que le fameux train Tansalasaka Sibérien, aurait ou…pourrait traverser. Preuve évidente que décidément rien n’est plus immortel qu’un rêve !

Béatrice Peyrani

Pour en savoir plus:
Consulter le site de la librairie du Globe qui affiche les rencontres et événements du Pavillon de la Russie – Livre Paris.

French cancan à Martigny

La Belle Epoque de Toulouse-Lautrec, ressuscitée à la Fondation Pierre Gianadda grâce à une centaine d’affiches et d’estampes, les plus spectaculaires de l’artiste. Du jamais vu.

Style, mouvement, légèreté, les affiches de Toulouse-Lautrec témoignent de l’effervescence parisienne à la fin du XIXe siècle. Un foisonnement culturel où l’on voit apparaître les premiers cafés-concerts et cabarets populaires. Le monde frivole et rocambolesque des danseuses de French cancan, parmi les plus applaudies La Goulue en frou-frou et sa rivale plus pudique Jane Avril, la chanteuse Yvette Guilbert ou l’extravagante Loïe Fuller… des beautés rousses que Lautrec affectionne plus particulièrement et qui sont à l’affiche du Moulin Rouge. D’un trait de crayon acéré, il saisit une posture, une expression, un pas de danse endiablé.

Mais c’est au sein des maisons closes que Lautrec réalise ses lithographies les plus singulières, sans voyeurisme ni vulgarité. Une suite de dix planches, usant d’une large palette de techniques allant des demi-teintes estompées aux ombres mystérieuses, révélatrices des gestes gracieux de ces reines de joie.

Le célèbre lithographe n’était pourtant pas destiné à une carrière artistique. Descendant d’une ancienne famille de l’aristocratie bordelaise, Henri de Toulouse Lautrec est frappé à quatorze ans d’un handicap sévère. Immobilisé par deux fractures du col du fémur, imputables à une dégénérescence osseuse, il se distrait par le dessin et surprend par l’évidence de son talent. Il ne cessera d’affiner sa technique, cherchant inlassablement les nuances les plus subtiles et les couleurs éclatantes jusqu’à sa disparition prématurée à l’âge de trente-six ans au château Malromé. Travailleur sans relâche, il laisse un nombre d’œuvres considérable, malgré sa courte existence.

L’exposition « Toulouse-Lautrec à la Belle Epoque », présentée pour la première fois en Europe, réunit l’ensemble des œuvres d’un collectionneur discret, passionné assurément… et généreux !  A voir et revoir jusqu’au 10 juin 2018.

Ann Bandle

Fondation Pierre Gianadda
Rue du Forum 59 – 1920 Martigny
Tous les jours de 9 h. à 19 h.

Lausanne, capitale mondiale de la danse

Chaque hiver depuis 1973, créé à l’origine par un couple de mécènes, Philippe et Elvire Braunschweig, la capitale vaudoise devient le rendez vous incontournable des chorégraphes et compagnies de danse les plus prestigieuses au monde. Leur objectif : lors d’un très sélectif concours, qui dure une semaine, y dénicher la future star mondiale des dix prochaines années.

Une grande salle, pleine de tapis et de coussins blancs, à côté une table en bois avec des eaux minérales et des fruits. Tout près du studio 1, où le chorégraphe, Ducan Rownes, dispense une master class, deux, trois jeunes femmes s’affairent pour offrir une petite pause aux près de soixante-dix jeunes danseurs et danseuses, qui toute cette semaine du 29 janvier au 3 février, vont tenter de remporter la 46ème édition, du Prix de Lausanne, l’un des concours de danse les plus prestigieux au monde.

Cours de danse et coachings, consultation médicale et conseils diététiques, drastiques épreuves de sélection, gala au théâtre de Beaulieu, leur programme sera dense et intense. Mais leur motivation est farouche, tous ont déjà passé avec succès un sévère premier filtre : heureux candidats présélectionnés parmi les 380 danseurs, qui avaient envoyé leur candidature au jury sur vidéo,- ou prometteuses graines de star invitées parce que – déjà très remarquées – lors d’un autre concours de danse à Pékin ou Moscou.

Ces jeunes gens, ils ont entre 14 ans et six mois (contre 15 ans l’an dernier, les compagnies désirant recruter leurs élèves de plus tôt en plus tôt pour mettre en place le cursus le plus performant possible) et 18 ans. Tous rêvent de décrocher un stage, une formation et peut-être un engagement parmi les 72 écoles et compagnies partenaires du Prix de Lausanne. Tous viennent chercher à Lausanne, leur premier grand succès professionnel. Originaires d’une quinzaine de pays différents, la majorité des candidats viennent de loin…. ils sont japonais, sud coréens, chinois ou australiens. Il y a toutefois cette année, malheureusement pas de Suisse en course, mais deux jeunes danseurs français.

Enfants du Pacifique ou du Vieux Continent, peu importe, tous savent que, seule une poignée d’entre eux décrochera en Suisse, le précieux sésame pour le Ballet am Rhein Düsseldorf Duisburg, le Boston Ballet School, l’Ecole de l’Opera de Paris (qui fait son grand retour cette année comme partenaire au Prix), le Royal Ballet de Londres ou encore …le très recherché Het National Ballet d’Amsterdam, qui a accueilli le lauréat de l’an dernier, l’italien Michele Esposito.

Une certitude les candidats de la session 2018, sont tous bien décidés à gagner et à donner le meilleur d’eux-mêmes, pour le plus grand plaisir des spectateurs, qui pourront les découvrir sur scène au théâtre de Beaulieu, jusqu’au dimanche 4 février 2018.

Béatrice Peyrani

Pour en savoir plus sur les épreuves et spectacles diffusés en direct sur internet et sur la billetterie au théâtre de Beaulieu :
site internet https : www.prixdelausanne.org
site theatredebeaulieu.ch

La bonne fée de Lausanne

Une fois n’est pas coutume, ce n’est pas Cendrillon la vedette de ce ballet iconique revisité par  Jean- Christophe Maillot mais sa marraine ou plus vraisemblablement sa mère, la bonne fée. Le chorégraphe, qui  dirige la compagnie des Ballets de Monte-Carlo et obtenu le Prix de Lausanne de la danse en 1977 a imaginé une version pour le moins décapante et inspirante  du célébrissime conte. Finie l’histoire à l’eau de rose ! Maillot préfère entrainer le spectateur sur la manière dont  le souvenir des personnes disparues peut réinventer le futur de ceux qui restent. Gagné, la danseuse japonaise Mimoza Koike a effectivement enchanté ceux qui ont pu la voir à l’Opera de Lausanne. 

Béatrice Peyrani

Les falaises du deuil

Seul à bord de son voilier, Andrew disparaît en mer. Le corps du marin, marié à Elise et père de deux enfants, n’est pas retrouvé.  Dans son roman « Rentrée des classes », Laurence Boissier nous conte l’effondrement de la famille. Une tragédie qui se déroule à Genève dans les années septante, l’époque où Deep Purple et Frank Zappa s’écoutaient en boucle.

Au Musée de porcelaine et de l’argenterie, Elise n’a pas réapparu. Pourtant, il y a urgence. Tombé en désuétude, il est déserté par les visiteurs. Il faudrait solliciter les donateurs de plus en plus frileux et ranimer la curiosité pour les objets infiniment précieux, des projets que l’historienne en art portait à bout de bras avant le drame.

Désormais, loin des priorités culturelles, ses pensées sont alarmantes. Car depuis la disparition, Henry refuse obstinément d’aller à l’école et sa petite sœur, Mathilde, s’enferme dans son armoire. Aux confins du désespoir, leur mère est en proie à des sentiments déconcertants. Et si Mathilde avait préféré la perdre et garder son papa adoré?  Un doute lancinant qui reste sans réponse « Lui parler du père le plus possible et à toutes les occasions » , lui recommande le pédiatre.

Dès lors, comment survivre à la douleur incommensurable sans sombrer dans l’oubli ? A chaque sonnerie de la porte d’entrée, l’espoir renaît, l’inimaginable resurgit, le cœur bat plus vite… Dans leur accablement, ces âmes éperdues peuvent compter sur la bienveillance du directeur du Musée, personnage attachant et non moins en carence affective. Malgré les faits tragiques, l’auteure glisse subtilement des passages teintés d’humour comme pour adoucir le récit et nous décrocher un sourire.

Lauréate du Prix suisse de littérature pour son précédent ouvrage « Inventaire des lieux », Laurence Boissier nous captive par son roman à la fois désespéré et lumineux, une « Rentrée des classes » magnifiquement décrite.

Ann Bandle

Laurence Boissier
«La Rentrée des classes»
éditions art&fiction, Lausanne 2017

 

Jean Fautrier – Matière et Lumière

du 26 janvier au 20 mai 2018 – Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris

Après la rétrospective de l’été dernier au Kunstmuseum de Winterthour en Suisse, le Musée d’Art Moderne de Paris consacre à son tour une exposition à Jean Fautrier « Matière et lumière ». Un hommage rendu à l’un des plus grands peintres et sculpteurs de l’après-guerre, précurseur de l’art informel, qui a légué quelque soixante oeuvres au musée. Remarqué dès son plus jeune âge pour son talent, Jean Fautrier a été admis à la Royal Academy of Art à quatorze ans. Il ne connaîtra un réel succès qu’en 1960, couronné par le Grand Prix de la Biennale de Venise, quelques années seulement avant sa disparition.

L’hommage d’Eric Vuillard, lauréat du Prix Concourt 2017, à un peintre suisse.

Si l’auteur de L’Ordre du jour campe, comme on le sait un court mais efficace et implacable récit, les débuts de l’irrésistible ascension d’Hitler, la compromission des grands industriels de la Ruhr, l’odieuse lâcheté des dirigeants politiques de l’époque, à commencer par celle du chancelier autrichien Schuschnigg et des autres…Lord Halifax en tête (le secrétaire du Foreign Office) partisan d’une politique d’apaisement avec le Führer, Eric Vuillard rend un hommage appuyé à un peintre suisse.

Louis Soutter précisément. S’il est désormais considéré comme l’un des plus grands dessinateurs du XXème siècle de son vivant, l’artiste n’eut guère la reconnaissance que de quelques écrivains – mais pas des moindres comme Ramuz ou Jean Giono qui reconnaissent immédiatement son talent.

Né à Morges le 4 juin 1871, très jeune Louis Soutter montre un talent certain pour la musique et la peinture. Le jeune homme renonce vite à ses études d’architecture pour suivre des cours de violon à Bruxelles. En 1894, il gagne toutefois Paris pour renouer avec le dessin dans l’atelier de Jean-Joseph Benjamin-Constant. Il tombe amoureux d’une jeune américaine fortunée et s’embarque avec elle pour les Etats-Unis où il va enseigner avec brio et succès au département des Beaux-Arts du Colorado College la musique et la peinture. Pourtant en 1902, il plaque tout, vie de famille et aisance matérielle, pour regagner la Suisse et vivre en ermite solitaire. En 1923, sa famille le place dans une maison de vieillards à Ballaigues, dans le Jura Vaudois. De sa prison Louis Soutter dessine avec un sentiment d’urgence. Avait -il tout deviné de la tragédie qui allait déchirer l’Europe? Eric Vuillard n’en doute guère. En 1937, le  peintre réalise ses œuvres les plus poignantes: « Ses cohortes de silhouettes noires, agitées, frénétiques », peintes avec ses doigts déformés par l’arthrose, trempés, dans l’encre sur de vieux papiers récupérés ici et là effraient ses contemporains mais filment déjà l’agonie de l’Europe. Soutter ne connaîtra pas la libération de l’Europe, il meurt en février 1942.

Béatrice Peyrani

Fabienne Verdier « L’expérience du langage »

Rencontre à double titre

Joie-Jeu, Dualité-Dialogue, Labyrinthe-Liberté, Sinuosité-Sagesse,… pas moins de vingt-deux duos accouplés par Fabienne Verdier et immortalisés sous son pinceau. Vingt-deux œuvres lumineuses à découvrir dans l’édition cinquantenaire du Petit Robert et dans « Polyphonies », un ouvrage sur les formes sensibles du langage et de la peinture.

A l’origine de cette expérience inédite, la complicité entre deux amoureux du langage, l’éminent lexicographe Alain Rey et Fabienne Verdier. L’artiste s’immerge dans la lecture méticuleuse du dictionnaire, véritable caverne d’Ali Baba pour la création, où chaque mot ouvre un champ de réflexions. Un voyage de longue haleine de la formation des duos à la réalisation visuelle et enfin poétique avec Alain Rey.

Vibrations, tourbillons, cercles, lignes sinueuses… l’alchimie des mots se révèle dans le tracé maîtrisé de la passagère du silence. Une technique singulière issue de dix années d’initiation auprès des grands maîtres et calligraphes chinois que l’artiste a côtoyés dans les endroits les plus reculés de la Chine communiste… et qu’elle n’a cessé depuis de transformer pour l’émergence de formes nouvelles.

La couverture flamboyante de l’édition cinquantenaire du Petit Robert n’est autre que l’œuvre du duo Voix-Vortex, choisie sans doute par Alain Rey « le son vocal est une plongée, un vortex, un tourbillon de l’être. » Il nous invite à l’écoute d’autres voix énergisantes de son dictionnaire désormais éclairé d’illuminations sublimes.

L’exposition « L’expérience du langage » au Musée Voltaire à Genève marque l’aboutissement de cette belle aventure.  A ne pas manquer jusqu’au 10 décembre 2017.

Ann Bandle

En avant marche pour la DADA AFRICA

Redécouvrir le Zurich de 1917, place de la Concorde à Paris? C’est le pari tenté et réussi du Musée de l’Orangerie avec l’exposition Dada Africa. Le mouvement avant-gardiste, né en 1917, au cabaret Voltaire à Zurich, jette à bas les canons des arts classiques occidentaux, dénonce les horreurs de la guerre et ouvre le dialogue avec toutes les formes dites d’art primitif de l’Afrique à l’Océanie. Une ouverture sur le monde, qui permet un siècle plus tard de rapprocher au sein de l’ exposition parisienne, statues Baoulé, têtes de Bouddha thaïlandaises, poupées indiennes, au côté des œuvres des artistes Dada, qui eux-mêmes s’en étaient inspirées, avec délice pour exaspérer le public et refaire le monde.

Cap donc sur le Musée de l’Orangerie, qui propose une belle déambulation en compagnie des représentants Dada les plus illustres comme Jean Arp, Sophie Taeuber-Arp, Tristan Tzara, Raoul Haussmann ou encore Hanna Höch…L’ illustratrice de presse berlinoise, peut-être moins connue en France qu’en Suisse bénéficie d’ailleurs d’un joli coup de projecteur du musée français sur son travail. Ses collages, mixant statues antiques cambodgiennes, jambes de boxeur noir, corps tatoué maori, sont autant de manifestes contre le colonialisme, le racisme ou le machisme qui n’épargnait non plus les artistes masculins du groupe Dada. A l’évidence Anna Hach, leur fournisseuse préférée de sandwichs et de bière comme ils l’appelaient souvent, avait aussi bien du talent !

Béatrice Peyrani

Musée de l’Orangerie, Jardin des Tuileries -75001 Paris. Fermé le mardi. Jusqu’au 19 février 2018.