Ils ont dit

Paris – 14 mai 2017

Le Président du conseil constitutionnel a accueilli le nouveau chef de l’Etat par une citation d’un écrivain français majeur du XIXe siècle François René de Chateaubriand. Si pour Laurent Fabius, Emmanuel Macron est bien l’homme de son temps, c’est l’auteur des Mémoires d’Outre Tombe qui en donne la définition et peut-être trace la feuille de route du nouveau locataire de l’Elysée.

« Homme de notre temps, assurément vous l’êtes par vos choix, par votre formation, par votre parcours et jusqu’à votre état-civil », a déclaré Laurent Fabius, le président du Conseil constitutionnel à l’adresse du nouveau Chef de l’Etat Français Emmanuel Macron ce 14 mai 2017, à l’Elysée, en rappelant la fameuse citation  de François-René de Chateaubriand: « Pour être l’homme de son pays, il faut être l’homme de son temps ».

Mais au juste qu’est ce qu’un homme de son temps pour l’écrivain des Mémoires d’Outre Tombe? Réponse dans son livre “Œuvres Politiques”.

L’homme de son temps pour Chateaubriand: c’est « un homme qui, mettant à l’écart de ses opinions, préfère à tout le bonheur de sa patrie; un homme qui n’adopte aucun système; n’écoute aucun préjugé, ne cherche point l’impossible, il tâche de tirer le meilleur parti des éléments qu’il trouve sous sa main, un homme qui, sans s’irriter contre l’espèce humaine, pense qu’il faut beaucoup donner aux circonstances, et que dans la société il y a encore plus de faiblesses que de crimes… c’est un homme éminent raisonnable… qui croit que dans les temps de corruption et de lumière, il ne faut pas vouloir plier les moeurs au gouvernement mais former le gouvernement pour les mœurs. »


Charles Malo, 1824  « Le pays de Vaud, que l’on embrasse d’un seul coup d’œil, se déploie en amphithéâtre couronné par la cime bleuâtre du Jura; un nombre infini de clochers, de villages, et de châteaux que l’on distingue malgré leur éloignement, couvrent cet espace partout cultivé ».

Johann Jacob Biedermann – BNS

A peu de distance de la ville de Morat, en Suisse, et dans un endroit voisin du grand chemin, il existe un petit bâtiment de forme carrée dans lequel on a renfermé les ossemens des Bourguignons qui ont succombé sous le fer des Helvétiens à la fameuse bataille de Morat. On peut juger de la perte immense qu’y firent les vaincus par l’énorme quantité des restes de ces tristes victimes de Charles-Le-Téméraire. Parmi les diverses inscriptions latine et allemandes relatives à ce combat, nous traduisons celle-ci: « A Dieu très bon, très grand. Ce monument est le seul qui rappelle l’existence de l’armée du noble et vaillant duc de Bourgogne, détruite à Morat par les Suisses, l’an 1746.»