Voyage, voyage jusqu’au bout de l’Extrême Orient Russe

La Russie sera l’invitée d’honneur du salon du livre de Paris qui se tiendra du 16 au 19 mars. En avant-première, Damier vous présente son coup de cœur pour « Zimnik, Du Baïkal au Béring » de Diane Slëzkine, aux éditions des carnets de l’Aléatoire.

Vous êtes fan depuis votre enfance de Michel Strogoff, des Cosaques ou du Tour du Monde en quatre vingt jours ? Le Transibérien vous fait rêver ? La cabane en Sibérie de Sylvain Tesson vous a enthousiasmé, nul doute que « Zimmik », le récit de Diane Slëzkine vous enchantera. « Plonger dans le rêve d’un mort n’est pas sans risques. Au début les images t’ennivrent. Suivre des traces, ça aide à démarrer », explique l’auteur, qui entend courir sur les traces d’un certain Loïcq de Lobel. Un aventurier du XIX, dont le nom a depuis sombré dans l’oubli mais dont la romancière entend faire revivre le projet fou : la construction d’un train qui relierait Paris à New-York par le Détroit de Béring.

Un songe, un rêve, une pure folie ? Mais qui au XXIeme fait encore fantasmer des hommes et des femmes aux confins de l’Extrême Orient russe.

Malgré les températures irréelles (-50 degrés), c’est un récit plein de passion et de chaleur, que Diane Slëzkine rapporte de Moscou à ….Verkholïansk, en passant par Jogalovo ou Olekminsk, autant de villes inconnnues de la plupart des mortels et que même Google peine à situer sur la mappemonde.

La chute de l’URSS a quelquefois privé de ressources et d’habitants –« ces farouches citadelles, lointaines héritières de valeureux relais de postes du grand empire tzariste ». Qu’importe, Diane Slëzkine y débusque toujours un directeur d’école, un responsable de musée ou un attachés culturel, diligent. Tous désireux, malgré leur quotidien difficile, de l’aider à retrouver la route de Lobel. Même les enfants de ces mêmes cités ont joué le jeu et pris leurs crayons en offrant à l’écrivain des dessins de voyages en Yacoutie, dans la région de la Tchouckotka et d’Irkoutsk. Autant de contrées, autant de paysages et d’étendues neigeuses que le fameux train Tansalasaka Sibérien, aurait ou…pourrait traverser. Preuve évidente que décidément rien n’est plus immortel qu’un rêve !

Béatrice Peyrani

Pour en savoir plus:
Consulter le site de la librairie du Globe qui affiche les rencontres et événements du Pavillon de la Russie – Livre Paris.

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