Impressions de Jean-Jacques Rousseau sur Genève

41cxNMxlNgL._SY445_En passant à Genève je n’allai voir personne; mais je fus prêt à me trouver mal sur les ponts. Jamais je n’ai vu les murs de cette heureuse ville, jamais je n’y suis entré sans sentir une certaine défaillance de cœur qui venait d’un excès d’attendrissement. En même temps que la noble image de la liberté m’élevait l’âme, celles de l’égalité, de l’union, de la douceur des mœurs me touchaient jusqu’aux larmes et m’inspiraient un vif regret d’avoir perdu tous ces biens. Dans quelle erreur j’étais, mais qu’elle était naturelle ! Je croyais voir tout cela dans ma patrie parce que je le portais dans mon cœur. Jean-Jacques Rousseau – Les Confessions

 

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